Quelques Textes...et de Précieux Outils



                      Pourquoi s'alourdir alors que tout peut être léger?
                                                 
                      Pourquoi se compliquer alors que cela peut être plus facile?
             
                    Pourquoi chercher une solution alors qu'il n'y a pas de problème?

  Outil n° 1 Les Sentinelles


  Juste quelques minutes, juste une dizaine de minutes pour Vous rien que pour Vous

  Je vous livre gratuitement  un Secret d'une valeur inestimable

  et pourtant Enfantin comme mode d'emploi.

  Testez et vous me direz comment il fonctionne pour vous.


                                                          L'essayer c'est l'adopter


  Patientez quelques secondes pour le démarrage de l'audio
 

  Réflexion


  Entre ce que je pense

          Ce que je veux dire

          Ce que je dis

          Ce que vous voulez entendre

          Ce que vous entendez

          Ce que vous croyez comprendre

          Ce que vous voulez comprendre
  Et
          Ce que vous comprenez



  Il y a au moins 9 possibilités de ne pas s'entendre…
 

  Outil N°2

               
                              "Si vous compreniez tout ce que je veux dire, vous seriez moi !"
                                                                     
                                                                          Miles Davis 


            Accepter que nous sommes tous uniques et différents.


  Vouloir comprendre l'autre ou que l'autre vous comprenne, c'est beaucoup d'énergie dépensée

    sans résultat positif, et en ayant plutôt augmenté votre colère, votre sentiment d'être incompris (e).


    Ce qui est logique ou évident pour vous, peut ne jamais venir à l'esprit de l'autre,

    alors que vous vous dites en rallant "il (elle)aurait pu y penser" ,

    vous allez encore être déçu et attendre que l'autre le fasse,

    le dise alors qu'il(elle) est à 'mille lieux'  de ce vous attendez.


    Que de tension en moins, de pression,

    si tout simplement vous dites à l'autre vos besoins.



    Exemple:


    L'autre jour j'ai demandé à mon fils "tu me sortiras le linge de la machine à laver svp"

    Pour moi cela voulait dire tu le sors et tu le mets à l'étendage,

    en plus un jour où il y avait un soleil magnifique.

    Eh bien quand je suis revenue j'ai trouvé le linge en tas posé là

    à coté de la machine. "c'est ce que tu m'avais demandé "

    me répondit il étonné de mon mécontentement.


    Eh oui et vous remarquerez que cela arrive très souvent les malentendus,

    les paroles pas claires pour l'autre...

                                              Pensez que l'autre ne pense pas comme vous et

    qu'il a aussi raison sur sa façon de penser, comme vous d'ailleurs


  Vous croyez aux Anges?


    Non! Oh dommage (Mais peut être en êtes vous un?  Vous ne le saviez même pas?)

    Si c'est Oui! Super alors, écoutez cette petite histoire.

  Outils n°3


    Pour vous aider à mettre plus facilement vos objectifs en place dans l'inconscient

    Après bien sûr avoir défini précisément ce que vous désirez.

    Pour recevoir l'outil 3 notez maintenant votre email ci dessous et

    vous recevrez dans les minutes qui suivent le... cadeau n°3

                                           
                                                     
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        "Il vaut mieux attraper un torticolis en visant trop haut

              que devenir voûté en regardant trop bas."

                                Jacques Chancel

  Savez-vous quel est votre arbre totem ?



    Recherchez votre date de naissance dans la liste qui suit et vous trouverez votre arbre.

    Un petit jeu amusant qui saura vous surprendre par la justesse de ses propos et

    qui s'inspire de l'astrologie celtique.

    23 déc. Au 01 janv. - Pommier

    02 janv. Au 11 janv. - Sapin

    12 janv. Au 24 janv. - Orme

    25 janv. Au 03 févr. - Cyprès

    04 févr. Au 8 févr. - Peuplier

    09 févr. Au 18 févr. - Cèdre

    19 févr. Au 28 févr. - Pin

    01 mars au 10 mars - Saule pleureur

    11 mars au 20 mars - Tilleul

    21 mars - Chêne

    22 mars au 31 mars - Noisetier

    01 avr. Au 10 avr. - Cormier

    11 avr. Au 20 avr. - Érable

    21 avr. Au 30 avr. - Noyer

    01 mai au 14 mai - Peuplier

    15 mai au 24 mai - Châtaignier

    25 mai au 03 juin - Frêne

    04 juin au 13 juin - Charme de la Caroline

    14 juin au 23 juin - Figuier

    24 juin - Bouleau

    25 juin au 04 juill. - Pommier

    05 juill. Au 14 juill. - Sapin

    15 juill. Au 25 juill. - Orme

    26 juill. Au 04 août - Cyprès

    05 août au 13 août - Peuplier

    14 août au 23 août - Cèdre

    24 août au 02 sept. - Pin

    03 sept. Au 12 sept. - Saule pleureur

    13 sept. Au 22 sept. - Tilleul

    23 sept. - Olivier

    24 sept. Au 03 oct. - Noisetier

    04 oct. Au 13 oct. - Cormier

    14 oct. Au 23 oct. - Érable

    24 oct. Au 11 nov. - Noyer

    12 nov. Au 21 nov. - Châtaignier

    22 nov. Au 01 déc. - Frêne

    02 déc. Au 11 déc. - Charme de la Caroline

    12 déc. Au 21 déc. - Figuier

    22 déc. - Hêtre


BOULEAU (l'inspiration) - enjoué, séduisant, élégant, amical, sans prétention, modeste, n'aime pas les excès, a en horreur la vulgarité, aime la vie dans la nature et le calme, n'est pas très passionné, regorge d'imagination, a peu d'ambition, créé une atmosphère calme et satisfaisante.

CEDRE (la confiance) - D'une rare beauté, sait s'adapter, aime le luxe, jouit d'une bonne santé, loin d'être timide, a tendance à regarder les autres de haut, est sur de lui, déterminé, impatient, aime impressionner les autres, a de nombreux talents, travailleur, d'un optimisme sain, attendra son seul vrai amour, et est capable de prendre des décisions rapidement.

CHARME DE LA CAROLINE (le bon goût) - D'une beauté affranchissante, fait attention à son apparence et à sa condition physique, fait preuve de bon goût, n'est pas égoïste, fait en sorte que sa vie soit aussi confortable que possible, mène une vie raisonnable et disciplinée, recherche la gentillesse et la reconnaissance chez un partenaire de vie, rêve d'amants exceptionnels, est quelquefois heureux de ses sentiments, a peu confiance dans la plupart des gens, n'est jamais certain de ses décisions, est très consciencieux.

CHATAIGNIER (l'honnêteté) - D'une beauté peu commune, ne veut pas impressionner, a un sens de la justice très développé, peu diplomate, s'irrite facilement et est souvent blessé en société en raison de son manque d'estime de lui, quelquefois donne l'impression d'être supérieur, a l'impression de ne pas être compris, n'aime qu'une fois, peut avoir des difficultés à trouver un partenaire.

CHENE (le brave) - De nature robuste, courageux, fort, implacable, indépendant, raisonnable, n'aime pas le changement, aime garder les pieds sur terre, est une personne d'action.

CORMIER (la délicatesse) - Plein de charme, enjoué, talentueux sans être égoïste aime attirer l'attention, adore la vie, le mouvement, l'agitation et même les complications, est à la fois dépendant et indépendant, fait preuve de bon goût, est artistique, passionné, émotif, est de bonne compagnie, mais ne pardonne pas.

CYPRES (la fidélité) - Fort, musclé, adaptable, prend ce que la vie a à offrir, content, optimiste, a soif d'argent et de reconnaissance, déteste la solitude, amant passionné qui ne peut être satisfait, est fidèle, s'emporte facilement, est indiscipliné, pendant et négligent.

ÉRABLE (l'indépendance d'esprit) - Sort de l'ordinaire, débordant d'imagination et d'originalité, timide et réservé, ambitieux, fier, sûr de lui, désire ardemment vivre de nouvelles expériences, est quelquefois nerveux, possède plusieurs complexités, a une bonne mémoire, apprend facilement, a une vie amoureuse compliquée, désire impressionner.

FIGUIER (la sensibilité) - Très fort, un peu entêté, indépendant, ne tolère pas les contradictions ou les controverses, adore la vie, sa famille, les enfants et les animaux, un peu volage en société, a un bon sens de l'humour, aime l'oisiveté et la paresse, possède des talents et une intelligence pratiques.

FRENE (l'ambition) - Très séduisant, vif, impulsif, exigeant, ne se préoccupe pas des critiques, ambitieux, intelligent, talentueux, aime jouer avec le destin, peut être narcissique, très fiable et digne de confiance, amant fidèle et prudent, laisse quelquefois sa tête avoir le pas sur son cœur, mais prend le couple très au sérieux.

HETRE (le créatif) - Fait preuve de bon goût, s'inquiète de son apparence, matérialiste, démontre un bon sens de l'organisation en ce qui concerne sa vie et sa carrière, est économe, bon dirigeant, raisonnable, ne prend pas de risques inutiles, excellent compagnon de vie, se passionne pour tout ce qui permet de garder la forme (diètes, sports, etc...).

NOISETIER (l'extraordinaire) - Charmant, peu exigeant, très compréhensif, sait comment faire bonne impression, ardent défenseur des causes sociales, populaire, d'humeur changeante, est un amant capricieux, honnête, un partenaire tolérant, possède un sens précis du jugement.

NOYER (la passion) - Implacable, surprenant et plein de contrastes, souvent narcissique, peut démontrer de l'agressivité, est généreux, de vastes horizons s'ouvrent à lui, peut avoir des réactions inattendues, est spontané, fait preuve d'une ambition sans limite, aucune flexibilité, est un partenaire difficile et peu commun, n'est pas toujours aimé mais est souvent admire, stratège hors pair, très jaloux et passionné, ne fait aucun compromis.

OLIVIER (la sagesse) - Aime le soleil, la chaleur et les doux sentiments, équilibré, évite les agressions et la violence, tolérant, enjoué, calme, possède un sens de la justice bien développé, sensible, emphatique, n'éprouve pas de jalousie, aime lire et aime être entouré de gens sophistiqués.

ORME (la générosité) - De forme plaisante, porte des vêtements élégants, a des exigences modestes, a tendance à ne pas pardonner les erreurs, enjoué, aime mener mais n'aime pas obéir, partenaire fidèle, aime prendre des décisions pour les autres, généreux, a un bon sens de l'humour, est pratique.

PEUPLIER (l'incertitude) - Très décoratif, n'a pas beaucoup confiance en lui, courageux seulement lorsque nécessaire, a besoin d'être entouré de personnes plaisantes et de bonne volonté, très sélectif, souvent solitaire, peut éprouver une grande animosité, possède une nature artistique, est un organisateur, a un penchant pour la philosophie, fiable dans toutes les situations, le couple est très important pour lui.

PIN (le particulier) - Adore être entouré de gens agréables, très robuste, sait comment rendre la vie confortable, est très actif, naturel, un bon compagnon, rarement amical, devient facilement amoureux, mais sa passion s'éteint vite, renonce facilement, tout est matière aux déceptions jusqu'à ce qu'il rencontre son idéal, est digne de confiance et pratique.

POMMIER (l'amour) - Frêle possède beaucoup de charme, a un bon pouvoir de séduction et d'attraction, a une aura plaisante, aime flirter, est aventureux, sensible, toujours en amour, veut aimer et être aimé, partenaire tendre et fidèle, est très généreux, a des talents scientifiques, ne vit que pour aujourd'hui, est un philosophe insouciant et imaginatif.

SAPIN (le mystérieux) - Fait preuve d'un goût extraordinaire, est digne, sophistique, adore tout ce qui est beau, est d'humeur changeante, entêté, a une tendance à l'égoïsme, mais est attentif aux personnes qui sont proches de lui, est plutôt modeste, très ambitieux, talentueux, travailleur, un amant insatisfait, a plusieurs amis, plusieurs ennemis, on peut compter sur lui.

SAULE PLEUREUR (la mélancolie) - Beau mais plein de mélancolie, séduisant, très emphatique, aime tout ce qui est beau et de bon goût, aime voyager, est rêveur, agité, capricieux, honnête, peut être influencé mais il n'est pas facile à vivre, exigeant, bonne intuition, souffre en amour mais trouve quelquefois un partenaire qui lui sert de point d'ancrage.

TILLEUL (le doute) - Accepte calmement les leçons parfois difficiles que lui impose la vie, déteste la bagarre, le stress et le travail, n'aime pas la paresse et l'inaction, est doux et se laisse fléchir facilement, fait des sacrifices pour ses amis, a plusieurs talents mais n'a pas la ténacité nécessaire pour les développer, se plaint et gémit souvent, est très jaloux mais est aussi loyal.

source: www.amourdelumiere.fr

  Une Belle Histoire

Nous allons vous raconter l'histoire de Bernie, cet oiseau qui avait peur de voler. Nous voulons vous narrer comment ça s'est passé, parce que c'est une histoire merveilleuse que tout le monde connaît au pays des oiseaux. Tous les oiseaux s'en souviennent d'ailleurs.

Bernie avait grandi dans un nid très haut perché. Peut-être savez-vous comment les oiseaux apprennent à voler ? C'est plutôt spectaculaire, et ça fait peur, aussi ! Quand les enfants oiseaux sont prêts, maman et papa oiseaux les poussent hors du nid au moment où ils ne s'y attendent pas ! Le saviez-vous ? Les oiseaux tombent tout naturellement, mais très vite ils savent qu'ils doivent étendre leurs ailes, commencer à battre des ailes. Et lorsqu'ils le font, soudain le vent se met à les soulever et, hop les voilà en train de monter ! C'est un peu dur de tomber jusqu'au moment d'étendre les ailes pour voler, mais maman et papa oiseaux ne peuvent pas leur apprendre à voler quand ils sont dans le nid. Pensez-y un peu ! On ne peut pas vraiment voler dans un petit nid !

Mais Bernie ne voulait rien savoir de tout ça. Il avait vu sa soeur, au moment où on l'avait poussée hors du nid très tôt un matin, et il l'avait regardée tomber, tomber, tomber, et encore tomber. Mais à la toute dernière seconde, elle avait déployé ses ailes et s'était mise à battre des ailes comme une désespérée. Finalement, elle s'était envolée ! Mais Bernie avait eu l'impression qu'avant de savoir quoi faire, elle avait failli s'écraser au sol, et il avait pris peur. Il ne voulait pas entendre parler de voler ! Il se disait, « Je ne vois pas pourquoi je devrais voler ! Il y a quelque chose qui ne va pas, dans toute cette histoire. »

Bernie arriva à convaincre son frère Bobbie que tout ça, c'était stupide. Bobbie non plus ne voulait pas apprendre à voler, alors il alla en parler à sa maman. Il lui annonça qu'il ne voulait pas voler parce qu'il avait peur et qu'en fait il n'en avait vraiment pas besoin, parce que dans le nid, c'était chouette, et que c'est là qu'il voulait rester ! Sa maman le regarda bien dans les yeux, puis aussitôt le poussa hors du nid ! Bobbie tomba, tomba, et juste au bout de la chute, il ouvrit les ailes, puis battit des ailes encore et encore, et prit enfin son essor.

Bernie avait tout vu. Il était le plus jeune, ayant éclos au moins deux minutes après tous les autres, et il savait qu'il serait le prochain à devoir apprendre. Il se disait, « Tant pis si mon frère et ma soeur ont vécu ça ! Personne ne me poussera hors du nid parce que je n'ai pas besoin de voler. Ce n'est pas pour moi ! » Il dut mijoter un plan.

Une nuit où tout le monde dormait, il trouva une ficelle. C'était quelque chose que papa avait apporté dans le nid pour le consolider. Parfois, lorsqu'on construit un nid, on utilise toutes sortes de matériaux pour le renforcer, et Bernie avait trouvé une ficelle au milieu des branchages et des pailles dont était fait le nid. Il décida d'attacher un bout de cette ficelle à sa patte, et l'autre bout à une partie solide du nid : ainsi, quand sa maman le pousserait hors du nid au moment le plus inattendu, il ne tomberait que de quelques centimètres et cela le sauverait de la chute. (Les enfants rient.) Hi ! Hi ! C'était un bon plan !

Le problème, c'est que Bernie n'était jamais allé à un camp scout pour oiseaux. Alors il ne savait pas bien faire les noeuds d'oiseaux ! Du mieux qu'il put, il fit un noeud qu'il pensait solide et qu'il s'arrangeait pour cacher en faisant toujours face à sa maman lorsqu'elle s'approchait. Bien sûr, la nuit suivante, pendant qu'il dormait, sa mère le poussa hors du nid !

Ça a marché ! Il passa par-dessus bord, et la ficelle tint bon. Il était là, suspendu à quelques centimètres dans les airs. Il faisait plutôt sombre, et maman, pensant que son Bernie était en train d'apprendre à battre des ailes et à voler, se recoucha. Bernie resta suspendu en silence, se pensant très brillant. À l'aide de son bec, il grimpa le long de la ficelle et retrouva sa place toute chaude dans le nid. Il était si heureux de n'avoir pas eu à tomber et à voler comme son frère et sa soeur ! Puis il se rendormit.

Le lendemain matin, quand sa maman se réveilla, elle le vit encore dans le nid, avec la ficelle et tout, et lui demanda, « Bernie, qu'est-ce que tu fais ici ? » De son bec, elle montrait la ficelle qu'il avait oublié d'enlever de sa patte, et elle était fâchée. « Je crois qu'il est grand temps que papa s'en mêle, s'exclama-t-elle. Tu vas l'entendre ! »

Bernie se disait, « Quel idiot ! J'ai oublié d'enlever la ficelle ! Maintenant, c'est papa qui va s'en mêler. Sapristi ! »

Eh oui ! Finalement, papa revint au nid. C'était un très grand oiseau couvert de nombreuses plumes. Il lui faisait un peu peur à cause de sa taille. Mais c'était un bon père très aimant, et il demanda à Bernie, « Alors, qu'est-ce qui se passe ? Tous les oiseaux volent, tu n'as qu'à regarder autour de toi ! Tout le monde vole. C'est ça être un oiseau ! Et tu dois apprendre ! Pourquoi ne veux-tu pas voler ? Pourquoi ? »

Bernie réfléchit un instant et répondit, « J'ai peur, papa. »

« Pourquoi as-tu peur ? » lui demanda son père. « Regarde ta soeur, ton frère, ta maman et moi, nous volons tous. Jette un coup d'oeil alentour ! Tes amis volent... Les oiseaux volent, Bernie, et tu es un oiseau. »

« J'ai peur, papa, parce que là, il n'y a rien ! Tu parles de l'air qui est censé soulever nos ailes. Il est invisible. Et puis, ça risque de rater ! As-tu vu mon frère et ma soeur, quand ils sont tombés ? Il s'en est fallu de peu qu'ils ne se tuent ! »

Son père réfléchit un instant. « Même si tu ne peux pas voir l'air, Bernie, il passera sous tes ailes. Tout ce que tu as à faire, c'est de les déployer pendant que tu descends, et l'air va te ramasser. C'est ainsi que nous faisons tous pour voler. C'est invisible, mais ça existe vraiment. »

Bernie répliqua, « C'est juste de la magie. On ne peut pas voir l'air, tu ne peux pas affirmer qu'il y a de l'air, parce que tu ne peux pas le voir. Il n'est pas là. Peut-être bien que la magie, ça marche pour toi, pour maman, pour mon frère et ma soeur, mais moi, il faut que je le voie avant de pouvoir y croire. L'air est invisible. Comment puis-je savoir que tu n'es pas en train de me jouer un tour ? Je ne sais pas comment vous volez, mais l'air, ça n'existe pas, parce que je ne peux pas le voir. »

Bernie fit une pause, puis continua. « Papa, voilà ce que j'ai trouvé. Regarde, pourquoi faut-il que je vole ? J'ai envie de créer une nouvelle espèce d'oiseaux qui s'appellerait l'oiseau-marcheur. (rires) Pourquoi faut-il que je sois comme tout le monde ? J'aurai une vie agréable. Je descendrai en marchant le long du tronc d'arbre, je trouverai les vers de terre, puis je remonterai au faîte de l'arbre. J'aurai une vie agréable. Quelque part, je me trouverai une femme oiseau-marcheur et nous aurons des enfants oiseaux- marcheurs. Une nouvelle espèce naîtra. Un jour, ils regarderont en arrière et proclameront : C'était le commencement de la grande espèce nommée l'oiseau-marcheur. »

Le père de Bernie le regarda pendant très longtemps. Il marmonna tout bas, « Oiseau-marcheur ? » Il roula des yeux et dit, « D'accord, Bernie, j'ai l'impression qu'il est temps que Sigg t'examine. »


  « Qui c'est, Sigg ? » demanda Bernie après une hésitation.

« Eh bien, c'est le docteur spécialiste du cerveau chez les oiseaux. (rires) Nous allons devoir aller le chercher pour qu'il te voie. Mais, Bernie, l'oiseau docteur du cerveau est très susceptible. Quand il viendra, ne l'appelle pas "docteur Cervelle d'oiseau" ! (rires) Fais attention de bien l'appeler Monsieur l'Oiseau, docteur du cerveau. Aucun docteur ne veut qu'on l'appelle, docteur Cervelle d'oiseau. » (rires)

« Papa, ça m'est égal ce que le docteur Sigg va me dire. Personne ne peut me convaincre que l'air existe pour vrai. Je ne peux pas le voir. »
Alors, tout arriva. Au beau milieu de la nuit, une fois Bernie endormi, sa mère s'approcha de lui sans faire de bruit et, tout doucement, rongea la ficelle qu'il portait encore pour être en sécurité. Puis elle le poussa hors du nid ! Tout s'est passé très vite ! Il tombait, tombait, et c'était une expérience horrible ! Il était terrifié et se sentait glacé d'effroi. Il regardait défiler près de lui l'écorce de l'arbre et voyait le sol filer vers lui à toute allure. Il se disait, Je dois déployer mes ailes, mais je ne crois pas à l'air. Je ne peux pas y croire parce que ce n'est pas réel ; je ne peux pas le voir. Je ne peux pas y arriver ! »

Effectivement, comme prévu, il ne déploya pas ses ailes, piquant droit vers le sol, sachant qu'il allait se retrouver bec le premier et finir enfoncé comme un piquet... Les pattes pointées en l'air ! Il allait finir sa vie pétrifié, le bec planté dans la terre. Personne ne serait capable de le sortir de sa fâcheuse position, et il deviendrait une statue dans le parc. Il était bien au courant de ce que les oiseaux faisaient aux statues d'humains dans les parcs, et il ne pouvait s'empêcher de se demander ce que les humains feraient à une statue d'oiseau ! Soudain, Bernie se réveilla. Ce n'était qu'un rêve ! (rires) Quel cauchemar !
Hum ! Hum !
Le matin suivant, Bernie se réveilla comme d'habitude. Effectivement, Sigg, l'oiseau docteur du cerveau, était là. Il était bien à l'heure.

« Bonjour, Bernie », lança-t-il.

« Bonjour, monsieur le docteur Cervelle d'oiseau ! »

« Je m'appelle Oiseau, docteur du cerveau, dit Sigg. Ne l'oublie pas, fiston ! »
« D'accord, docteur Cervelle d'oiseau. »
« BERNIE ! » s'exclama le docteur.
« Désolé ! Désolé ! » dit Bernie, mais il ne l'était pas ! (Les enfants rient.)
« Bernie, de quoi as-tu peur ? » demanda le docteur avec sincérité.

Bernie dut encore s'exécuter. « Je n'arrive vraiment pas à croire à l'air ! Je n'arrive pas à le voir non plus. Je sais que vous volez tous... Hop, hop, hop ! (Bernie se moquait de ceux qui volent.) Mais ça ne marche tout simplement pas pour moi parce qu'il faut que je le voie, monsieur le docteur Cervelle d'oiseau... Monsieur ! »

Sigg se renfrogna encore devant cette gaffe délibérée. Bernie s'amusait follement, sachant fort bien que le docteur Sigg n'aimait pas être appelé Cervelle d'oiseau. Pourtant, chaque fois qu'il s'adressait à lui, Bernie répétait "docteur Cervelle d'oiseau, Monsieur". Ça minimisait les choses. D'une certaine façon, ça lui plaisait assez.
Sigg dit à Bernie : « Bernie, tu as peur parce que tu ne peux voir l'air. Mais de quoi as-tu vraiment peur ? »
« Bien... Docteur Cervelle d'oiseau, Monsieur, j'ai peur de tomber et de m'écraser contre le sol, qui a l'air de se précipiter trop vite vers les oiseaux quand ils tombent de leur nid. J'ai peur ! » Bernie trouvant que c'était là une question stupide, il donna une sorte de réponse stupide.
« Qu'est-ce qui fait tomber les oiseaux, exactement ? » demanda Sigg à son jeune élève.

« Bien, hum, j'imagine que c'est la gravité », déclara-t-il.

« Hum... la gravité. » Sigg fit une pause. « Tu sais, Bernie, tu ne peux pas vraiment voir la gravité maintenant, n'est-ce pas ? »

Bernie réfléchit un peu. « Bien non, c'est vrai, je ne peux pas la voir. »

« Mais tu crois à la gravité ? Montre-la-moi ! »

Bernie se concentra, puis ajouta, « Hé bien, je peux vous montrer la gravité. Si je saute hors du nid, je cours vers ma mort. Ha ! Ha ! C'est ça, la gravité ! » Il était tout fier d'avoir répondu à cette question difficile.
« C'est exactement ça ! C'est tout à fait vrai, s'exclama le docteur ! Tu peux prouver que ça existe aussitôt que tu sautes hors du nid. Bernie, tu peux aussi prouver que l'air existe quand tu sautes hors du nid, parce que l'air est là exactement comme la gravité. Tu ne peux pas le voir, mais il est vraiment là. »

Bernie n'aimait pas le tour que prenait cette conversation. Sigg, de son côté, avait terminé sa consultation, alors il partit... Par la voie des airs. Au lieu de prendre son essor vers le ciel, il sauta hors du nid, s'élança vers le bas en piqué, comme s'il tombait, en criant en direction de Bernie.

« La gravité, Bernie ! » criait-il en tombant droit vers le sol. « L'air, Bernie ! » ajouta-t-il au moment où il se redressait, les ailes toutes déployées. Puis, tout doucement, il disparut au loin. On pouvait entendre le docteur Cervelle d'oiseau chanter en s'envolant : « Les deux sont invisibles, mais les deux sont réels. »

Bernie resta longtemps immobile. Il réfléchissait, sans arrêt. Finalement, il conclut : « Vous savez, monsieur l'Oiseau docteur du cerveau a raison. Ce n'est pas parce que je ne peux pas voir quelque chose que ça n'existe pas. La gravité est toujours là. Peut-être que l'air aussi. C'est de ça que j'ai vraiment peur ! Je ne pourrai pas le savoir tant que je n'aurai pas essayé. »


Sigg, l'oiseau docteur du cerveau, avait fait prendre conscience de ceci à Bernie : il est intéressant qu'il existe quelque chose d'invisible, comme la gravité ; mais vous devez savoir que ça existe, sinon la chute pourrait vous tuer. Il avait fait remarquer que Bernie ne pouvait pas croire en quelque chose d'aussi merveilleux que le vol, qui utilisait de l'air invisible. Bernie comprit que ce dont il avait vraiment peur, c'était la gravité ! Peut-être l'air invisible serait-il comme la gravité invisible, mais est-ce qu'il le sauverait ? Bernie décida de voler le lendemain. Il allait être courageux et l'annoncer à tous les oiseaux de la forêt et dans tous les autres nids. Il l'annoncerait même à tous les bébés oiseaux qui le regarderaient : « J'vais l'faire ! J'vais l'faire ! »


Le lendemain matin, Bemie se tenait sur le rebord du nid. Comme tous les habitants des nids étaient au courant de son problème, il y avait un gros rassemblement. C'était comme chaque fois que l'oiseau docteur du cerveau rendait visite à un oiseau : tout le groupe le savait. Ça, ce sera le sujet d'une autre histoire.

Bernie se tenait donc bien droit. Encore une fois, il clama à la ronde qu'il était temps de faire confiance à cette chose invisible qui s'appelait l'AIR ! Il parla longtemps de la foi et des choses invisibles, puis, courageux et solennel, il se lança dans l'air léger et commença son plongeon hors du nid !
Il se retrouva immédiatement suspendu quelques centimètres plus bas, ayant oublié de dénouer la ficelle ! (rires) Bernie était très gêné et humilié. La forêt entière était morte de rire. Même les non-oiseaux riaient, les souris et les écureuils aussi. L'écho de la forêt résonnait à ses oreilles : « L'oiseau- marcheur, le grand oiseau-marcheur ! » Alors, il sut que tout ce qu'il avait raconté avait été répandu alentour. Il fallait corriger le tir.

Il grimpa le long de la ficelle, la rongea pour s'en libérer, prit une autre bouffée de cette chose invisible appelée air, et regarda alentour. La forêt avait retrouvé son silence. Les bébés oiseaux ne
font pas ça d'eux-mêmes, vous savez ! Ils sont habituellement surpris dans leur sommeil et jetés hors du nid au moment où ils s'y attendent le moins. Ils ne le font jamais d'eux-mêmes. D'une certaine manière, les autres oiseaux savaient que ce qu'ils voyaient était inhabituel. Les adultes se souvenaient de ce que ça leur avait fait la première fois. Bernie, l'oiseau qui hésitait à voler, le fondateur de la nouvelle espèce "l'oiseau-marcheur", se préparait à se jeter en bas du nid, cette fois-ci sans ficelle !

Il se mit à descendre. La peur s'empara de lui aussitôt, alors qu'il tombait à pic vers le sol. Ce n'était pas un rêve. Cette fois, c'était réel ! Alors qu'il regardait l'écorce de l'arbre défiler devant lui et le sol se précipiter vers lui, il entendit une voix à l'intérieur de lui. Elle lui disait : « Tes ailes Tes ailes ! Sors les ailes ! »

« Je suis terrifié ! J'ai peur ! » Hurlait Bernie dans sa tête. Alors, finalement, tout comme l'avaient fait sa soeur et son frère, au dernier moment il déploya ses petites ailes boudinées qui n'avaient jamais servi et commença à battre des ailes. Effectivement, ce support invisible appelé, air, le prit en charge. La magie du vol qui avait été bonne pour sa mère, son père, sa soeur et son frère prit la relève. Il sentit l'air le portant, le poussant vers le haut. Ça y était, il prenait son essor !

Bernie ne pouvait s'en lasser. Il vola tout le jour. Il voltigeait, il voltigeait... Il vola aussi haut qu'il le put jusqu'à ce que ses ailes soient fatiguées, puis il célébra cette chose invisible que tous appelaient AIR. Il planait autour des arbres en criant, « Regardez, je vole ! » Comme si aucun oiseau ne l'avait jamais fait avant lui ! Tous l'applaudirent - non pas parce qu'il volait, mais en raison de son courage, puisqu'il avait fait ça tout seul, de lui-même.


Voilà une histoire toute simple, n'est-ce pas ? C'est un peu drôle de penser à Bernie et à sa confiance en l'invisible. Maintenant, nous allons vous révéler ce que tout ça peut bien vouloir dire pour vous tous. Certains le savent déjà, n'est-ce pas ? Mes petits, il y a un ange avec vous en ce moment même. Il est né avec vous, et vous pouvez lui parler chaque fois que ça vous chante. C'est un ange agréable, et il vous aime. Il a l'esprit d'un enfant, il sait même comment vous pensez. Cet ange aime jouer avec les mêmes jouets que vous, et il grandira avec vous au fur et à mesure. Il sera toujours disponible, prêt à vous aider en tout temps.

Maintenant, certains d'entre vous pourraient dire, « Je n'en vois aucun ! » C'est parce qu'il est invisible, exactement comme l'air l'était pour Bernie. Nous pouvons aussi vous assurer que cet ange vous soutiendra même quand vous connaîtrez des difficultés, ou que vous serez tristes et que tout ne marchera pas comme vous le voulez. C'est un ange qui vous soutient à l'aide d'une énergie invisible, même quand vous êtes en train de tomber dans l'obscurité de la peur. Nous voulons que vous vous le rappeliez, car cet ange vous accompagnera toute votre vie. Il est beau, il est invisible, mais tout comme Bernie l'a découvert, il est très, très réel.

Peut-être voudriez-vous en savoir plus sur votre ange ? Vous n'avez qu'à le lui demander ! Même s'il est possible que vous ne puissiez ni le voir ni l'entendre comme une personne réelle, l'émotion de l'amour et de l'amitié sera la preuve qu'il est là !

Et vous, les adultes ? Où est passé votre ange enfant ? Est-il encore avec vous, ou l'avez-vous mis à la porte en grandissant ? A-t-il ri en écoutant l'histoire de Bernie ? Peut-être est-il temps de le trouver, car il ne vous a jamais quittés. Il est votre compagnon pour la vie, et il vous fait signe de sortir jouer avec lui. Alors, vraiment, c'est une histoire pour les adultes, car ce n'est pas l'enfant qui éprouve cette peur, mais bien l'adulte. C'est la peur de celui qui ne veut pas quitter le nid de l'intellect et de la réalité tangible pour s'envoler vers les hauteurs de l'enfant retrouvé, du jeu retrouvé, et de la joie de croire en l'invisible.

Nous célébrons notre temps passé avec vous, chacun de VOUS.


Et c'est ainsi.
Kryeon
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Cadeau


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